Comment réussir son examen avec un sandwich !

Saviez-vous que la mayo et le cheddar fondu pouvaient aider à décrocher une bonne note en français ? Gilles, lui, l’a découvert en plein stress avant son examen. Un sandwich Subway, une idée absurde… et soudain, un concept essentiel n’avait plus aucun secret pour lui !

Gilles, 16 ans, s’était toujours senti en difficulté face aux apprentissages. Peu importe le temps qu’il passait sur ses cours, il avait l’impression qu’ils lui échappaient, qu’ils refusaient de se fixer dans sa mémoire. Cette fois, c’était le romantisme qui lui posait problème. Trop d’idées, trop de concepts… et surtout, des notions abstraites qui ne lui parlaient pas.

L’objectif n’était donc pas simplement de réviser, mais de lui permettre de s’approprier la matière, de la rendre vivante dans son esprit. Et pour cela, on a utilisé une méthode qui allait s’appuyer sur son imagination et sa manière unique de faire des liens.

Créer un espace mental : ranger les idées pour ne plus les perdre

Très vite, on a mis en place un principe : chaque nouvelle notion devait trouver une place dans une pièce mentale, un espace que Gilles pourrait explorer et où il pourrait ranger ses idées de manière logique pour lui.

Au fil des séances, cette “chambre du romantisme” a pris forme dans son esprit. Dès qu’un concept apparaissait, il devait lui donner une existence concrète, une image forte qui lui permettrait de le retrouver facilement.

Par exemple, comment se souvenir de “subjectivité” ?

SUBjectivité ? Comme un SUBway !

Quand on a abordé la notion de subjectivité, c’était le blocage total. Le mot était trop vague, il ne savait pas comment le retenir. Et puis, d’un coup, une association a surgi dans son esprit : “Subjectivité… Subway !”

Pourquoi ? Parce qu’il avait mangé dans un Subway à Londres et que ce souvenir était resté gravé. Lien absurde ? Peut-être. Mais efficace ? Totalement.

Pour retenir le mot, il a associé “subjectivité” à un sandwich Subway. Rien que cette connexion lui a permis d’arrêter d’oublier le terme. Le concept existait enfin dans sa tête.

Voir le monde à travers un sandwich : donner du sens à l’idée

Mais connaître le mot ne suffisait pas. Il fallait encore comprendre ce qu’il signifiait réellement.

On a donc expliqué la subjectivité : c’est quand c’est le sujet qui perçoit et interprète le monde.

Là encore, il fallait que Gilles puisse se l’approprier, l’imaginer, et c’est là qu’il a eu son idée la plus absurde… mais aussi la plus brillante.

Il a imaginé un miroir, parce que la subjectivité, c’est bien une question de perception. Mais ce miroir n’était pas normal : quelqu’un y avait collé une photo de sandwich Subway à l’endroit des yeux.

Résultat : quand on se regarde dedans, on se voit avec un sandwich à la place des yeux.

C’était idiot. C’était absurde. Mais ça a marché.

À partir de là, impossible pour lui d’oublier ce que signifiait la subjectivité :

  • C’est quand on ne voit pas le monde tel qu’il est, mais à travers un filtre personnel.
  • Comme si on voyait tout à travers un sandwich Subway collé sur ses yeux.
Consolider et mobiliser immédiatement

Cette première idée lui a donné confiance. Nous avons ainsi continué à bâtir sa chambre du romantisme.

Dès que la notion était fixée, l’étape essentielle était de la mobiliser immédiatement. Apprendre, ce n’est pas seulement stocker une information, c’est la réactiver régulièrement pour la rendre accessible en toutes circonstances.

Le principe était simple : chaque séance commençait par un retour sur l’image mentale construite. Ce n’était pas un exercice passif de mémorisation, mais une exploration active, où Gilles devait retrouver la notion, la manipuler mentalement et expliquer pourquoi elle fonctionnait ainsi.

Ce travail de consolidation a eu un double effet : d’abord, renforcer la mémoire, car une idée sollicitée fréquemment devient plus stable. Ensuite, créer des connexions, car en revenant sur un concept sous différents angles, on le détache d’un contexte précis pour en faire un véritable outil de pensée. Il ne s’agissait plus simplement de réciter une définition, mais de comprendre un mécanisme applicable ailleurs.

Petit à petit, l’image mentale s’est transformée en une clé d’accès à un raisonnement plus large. Gilles ne se contentait plus de retenir des notions isolées, il les intégrait dans une logique plus vaste, capable de s’adapter à d’autres situations. Et c’est précisément cette capacité qui a marqué la différence le jour de l’examen.

Un déclic… et une victoire éclatante

Le jour de l’examen, il n’a pas eu besoin de fouiller désespérément dans sa mémoire. Il a ouvert sa chambre mentale et tout était clair.

Il a rédigé ses réponse avec une aisance qu’il n’aurait jamais imaginée quelques semaines plus tôt.

Le résultat ? Un succès total. Mais surtout, un changement dans sa perception de lui-même :

“Je peux comprendre. Je peux retenir. Et j’ai le droit d’avoir mes propres moyens d’y arriver.”

Quand apprendre devient personnel

Ce que l’histoire de Gilles montre, c’est que l’apprentissage n’est pas une question de récitation, mais d’appropriation.

Comprendre, c’est organiser les idées dans un monde qui a du sens pour soi.

Et parfois, un simple sandwich peut suffire à tout débloquer.